Jeudi 28 mai 2009
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21:30
Tu pousses des cris agités, tes rêves sont brumeux. C'est un trop lourd tribu. Où s'évade ta conscience ?
Tu te réveilles au début, il ne reste que les battements sourds de ton coeur. Tu n'es qu'un Homme, deux yeux et deux oreilles.
Tu nages a contre courant. La rivière s'accélère, tu en quittes le lit. Enfance, fin de la fantaisie, avaler peu à peu par la réalité. La voile est hissé le vent souffle fort, tu t'évades des
rivages de l'innocence, tu cherches ton île. Tes yeux se mouille, le soleil peut être, mais non, des peurs refoulés. Tu dois faire le choix.
Mais qui sommes nous donc ? Certains sont nés, certains sont morts. Il y a eu la guerre, il y a eu la paix. Le vent et le calme. Mais le fer de l'innocence a rouillé. Tout les hommes sont
aujourd'hui poussière. Le temps réparera.
Les souvenirs d'un homme agés ne sont que les actes d'un jeune homme.
Dali - Persistance de la mémoire
Par Thomas
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Vendredi 15 mai 2009
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21:25
Un court moment d'exaltation, une montée d'adrenaline, tout est possible. Rafraichît, oubliant tout ce qu'il y a autour il n' y a plus qu'un objectif. Les muscles semblent se tendre naturellement.
La certitude vous hante, elle a fait fuir le doute trop longtemps maître. Abstraction magnifique, vous aviez préparer ce moment, vous savez ce qu'il y a à faire, à dire, à regarder. Vous l'aviez
tellement pressenti que vous connaissez l'avenir vous savez ce qu'il va se passer, que dans quelques secondes l'obstacle sera franchi sans effort, que ces regrets, cette faiblesse vous
quittera.
Mais vous vous trompez, arriver à ses pieds, tout s'effondre, vos plan ne sont plus que fumée aveuglante. Le doute se rit de vous, vous le sentez chacune de ses aspiration vous fait suffoquer. La
montagne est trop haute, le sommet s'efface, vous en devenez aveugle. Vous essayer de garder conscience, mais tout s'échappe. Vous avez échoué. Encore.
Van Gogh - Nuit Etoilée
Par Thomas
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Mardi 12 mai 2009
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18:08
Enmène-moi donc voyager. Perdre du temps dans ces rêves.
Mon esprit s'envole, mes mains lachent prise, mes pieds s'échappent de ces bottes.
Courons au ridicule, sous le soleil il se meurt. Forçons la beauté, sous l'appareil de labeur.
Regarde les rires ces insolents, jaloux de la liberté, prêts à tuer pour leur confort. Triste pyramide, détruisons la sécurité. Hantons ces routes désertes, slalomons entre ces arbres sans racine.
Crions jusqu'a perdre la voix, chantons jusqu'à cet endroit. Il fait froid, il fait chaud, rien n'existe que l'écho. Roulons nous dans l'herbe qui était verte. Le pont flamboyant se dresse devant,
marchons desus, brûlons nos orteilles. Il existait une ville au loin, là ou la fumée s'échappe, nous ne sommes pas des criminels, ce sont eux et ils sont morts. Morts pour leur sécurité.
Âpre victoire, non?
Par Thomas
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Lundi 11 mai 2009
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19:50
Ouvrons.
Cherchons la clé.
La serrure, rouillée, inutilisée depuis bien longtemps.
La mélancolie montait peu à peu. Rien n'avait été laissé au hasard.
Il entra, chercha l'interrupteur. Bien sûr l'électricité avait été coupé il y a bien longtemps. L'obscurité ne le dérangeait pas. Tout au moins elle ne le dérangeait plus. Il s'y habitua vite. Il
ouvrit le placard la poignée de bois pourri lui resta dans la main. La porte tomba en poussière. L'homme toussa. Pendant un moment il cru entendre un bruit. De ces bruits effrayants, sourds et
violents qui n'ont de sens que leur écho incertain. Il arrêta de respirer. Il ne pouvait y avoir de bruit, dans cette cabane abandonné au milieu d'une forêt dans laquelle même les animaux n'osait
plus pénétré.
Il aurait dû ammener une pile de rechange, il le savait. Maintenant l'obscurité confortable à son arrivé se faisait opressante. Il n'avait pas peur, mais il se sentait perdu, l'humidité était
désagréable. Il fouilla dans le placard, rien ne semblait avoir bougé depuis sa dernière visite. Toutes ces babioles qui n'avaient au final jamais vraiment eu d'utilité, il les retrouva, dans
l'état, protégé par une fine couche de poussière. Il retira la vaisselle qu'il tenait de ses ancêtres, de toute façon qui viendrait s'en plaindre? Il s'empara de la petite boîte en métal, la posa
sur la table en esquissant un sourire. Il avait jeté la clé dans un excès de rage un jour. Il tenta de toute ses forces de faire céder le cadenas, mais même le temps ne l'avait pas fragilisé. A
bout de souffle et énervé contre lui même, l'homme jeta la boîte contre le sol. Celle ci s'ouvrit. Ses souvenirs avaient disparus.
Un sifflement l'extirpa de sa rage. On aurait pu dire que c'était le vent. Mais il n'y avait jamais eu de vent ici.
Elle se tenait derrière, il ne s'était pas retourné mais il le savait. Il avait reconnu ce parfum d'enfant.
Le cliquetis d'un pistolet, puis la déflagration le sorti de sa torpeur.
De toute façon, elle l'avait tué depuis bien longtemps.
Par Thomas
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